Alliance Royale Yvelines

L’Alliance Royale est une formation politique fondée en 2001 et regroupant des "citoyens" (habitants de la Cité) convaincus  qu’il est temps de reposer la question des institutions dans le débat politique français. L’Alliance Royale a non seulement pour ambition de faire redécouvrir la monarchie à nos compatriotes, mais également d’inviter la France à préparer son avenir dans ses institutions.


Lundi 12 mai 2008

 

A l’heure où tous rivalisent d’enthousiasme dans la commémoration des évènements de mai 68, l’Alliance Royale, seul parti politique royaliste français, ne sera pas un mouton de Panurge.


L’Alliance Royale ne rejette pas la crise de mai 1968 ; on ne nie pas l’histoire. Elle ne les accepte pas non plus d’un bloc comme le font aujourd’hui les mouvements politiques de droite et de gauche. L’Alliance Royale tient à porter une critique constructive sur ces évènements dont les conséquences se font encore sentir en France. Elle dénonce la perte du sens de l’effort, le recul de l’autorité parentale, l’effondrement des valeurs qui étaient le ciment de notre société, les résultats dramatiques des méthodes de l’Education Nationale, l’abrutissement des masses…tous phénomènes directement issus de l’idéologie soixante-huitarde.


L’Alliance Royale fera campagne afin qu’il y ait un débat réel (sans censure et sans tabou), une fois n’est pas coutume. Oui, il y a bien un héritage de mai 68, ou plutôt un passif ! Les quarante années qui ont suivi sont celles d’un recul de la France dans tous les domaines. Nous serons là pour rappeler qu’il faut parler d’un naufrage et non d’un héritage.


A tous ceux qui veulent dépasser les mensonges et les forfaitures de l’idéologie soixante-huitarde (qui n’est que le prolongement de la démagogie des grands ancêtres de la Révolution), l’Alliance Royale propose de s’associer à son projet : construire pour la France de demain de nouvelles institutions, non pas sur le sable de mai 68, mais sur le roc de quinze siècles de royauté.


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Lundi 12 mai 2008

 

Aux élections du 10 Avril 2008, les Népalais accordent deux tiers des sièges à l’assemblé au PCU-M maoïste, dans un «enthousiasme écrasant », selon les délégués d e l’ONU. Ces élections constituent une étape importante dans l’abolition de la Monarchie, tant désirée par les maoïstes et l’intelligencia népalaise.

Comme l’a annoncé Baburan Bhettari, numéro deux du parti maoïste: « Lors de la réunion inaugurale, nous proclamerons la république. Ensuite, nous signifierons au roi qu’il doit quitter le palais. En qualité de simple citoyen, il devra se conformer à la loi. ».Ces élections sont une étape logique dans un engrenage fatal où le Népal s’est propulsé depuis vingt ans, conduisant ainsi à la destitution du souverain en place Gyamendra et à l’abolition de la monarchie au Népal.

 

Un engrenage fatal

Tout a commencé en 1989, lorsque le roi Birendra tente de moderniser le pays et d ‘améliorer le niveau de vie de la population demeurant une des plus pauvres du monde (142ème dans le classement de l’IDH en 2007). L’Inde, craignant pour son commerce, impose un blocus au Népal, pour le soumettre à vendre une partie de l’énergie produite sur la rivière Mahalari. Ce coup de force provoque une remise en cause du régime, la dernière monarchie absolue de droit divin existante. Des émeutes populaires éclatent dans tout le pays, revendiquant la démocratisation du régime et conduisant donc à l’établissement d’une constitution dotée d’un multipartisme en 1990.

Suite à cela, les violences politiques s’intensifient au sein du gouvernement, les gouvernements se succèdent de plus en plus jusqu’au moment où les maoïstes déclenchent « la guerre du peuple » le 13 Février 1996, une guerre civile qui a durée près de dix ans. Pendant toute cette guérilla, les maoïstes remportent des victoires sur la police, puis sur l’armée, acquérant des armes de plus en plus sophistiqués, probablement venus de Chine, établissent des « gouvernement du peuple » dans chaque ville prise et parviennent à conquérir plus de la moitié du pays. Cette guérilla causant près de 13000 morts, ne finit que le 13 Avril 2006, date de la remise des pouvoirs du roi au premier ministre et de l’abolition du statu divin du souverain (D’après le culte hindouiste pratiqué au Népal, le roi du Népal descendait du Dieu de la paix Vishnu.).Entre temps, le roi Birendra est massacré avec sa famille par son fils, le prince héritier Darin, en raison du refus d’un mariage avec une femme laïque d’origine indienne. Ce dernier se suicide ensuite d’une balle de révolver. Ce massacre a profondément aggravé la situation politique du Népal et a abouti à la remise en cause de la Monarchie.

A la fin de la guerre, alors que la situation s’aggrave de plus en plus, le nouveau souverain Gyanendra, frère du feu roi Birendra, s’attribue les pleins pouvoirs le 1er Février 2005 et fait suspendre les libertés de réunion et d’expression alors les Népalais aspirent à l’émancipation. Son action provoque l’hostilité de l’intelligencia népalaise et inspire un sentiment d’impopularité au sein de la population. Les politiciens sont allés jusqu’à provoquer des émeutes à travers le pays pour pousser le Roi à remettre les pleins pouvoirs.

Pourtant, bien que ses actions paraissent tyranniques aux yeux des Occidentaux démocrates, elles peuvent être reconnues comme légitimes, notamment par la situation catastrophique du pays. Nous devons d’abord nous rappeler que l’article 16 de la constitution de la Vème République accorde les Pleins Pouvoirs au président de la République, en cas de crise grave, comme ce fut le cas en 1968: « Lorsque les institutions de la République, l’indépendance de la Nation,…sont menacés d’une manière grave…le Président de la République prend les mesures exigées dans ces circonstances. ».Le roi s’est sans doute attribué les pleins pouvoirs dans le but de trouver une issue à la crise, sans passer par les discordes du gouvernement. Seulement, les politiciens ne l’ont pas observé de ce point de vue. Ils ont mis en avant les ambitions personnelles au détriment de la population pourtant majoritairement favorables à la monarchie. En ce qui concerne la suppression des cercles de réflexion, nous devons nous rappeler les quatre ordonnances de Charles X qui craignait pour l’ordre intérieur du pays, en 1830. Nous pouvons aussi nous rappeler d’une manière plus ironique, l’article VI de la proclamation des Droits de l’Homme et du Citoyen:« Quiconque a le droit d’exprimer ces opinions, sauf si celles-ci troublent à l’ordre publique ».Même les républicains doivent donc légitimer son action car ces cercles aggravaient s la situation intérieure du pays.

Tout compte fait, le 13 avril 2006, le roi doit remettre ses pouvoirs. Le parlement en profite pour décider l’instauration d’une République démocratique laïque fédérale. Pourtant, selon la constitution en place depuis 1990, les parlementaires avaient recoure au conseil d’Etat pour décider du remplacement du souverain en place par le prince héritier. Le non - recoure à ce moyen prouve donc la volonté de ces derniers dans l’abolition de la Monarchie. Les Maoïstes, quant à eux, mettent fin à la guérilla, jouent le jeu démocratique et vont tenter de prendre le pouvoir par la force.

 

Un vote truqué

Vus les circonstances dans les quelles se sont déroulées les élections du 10 Avril 2008, nous pouvons douter de la véritable nature de ce vote. Malgré la présence de délégués de l’ONU et de la Banque Mondiale à Katmandou, beaucoup d’indices soulignent une influence sur la volonté de 17,5 millions d’électeurs.

Déjà, le déploiement de près de 137 000 policiers autour des scrutins et le recoure éventuel à l’armée montrent le climat de tension dans lequel le vote s’est déroulé. Le gouvernement indien est allé jusqu’à déployer des bataillons sur la frontière indo-népalaise en cas d’insurrection. Le scrutin ne s’est donc pas déroulé dans le calme comme dans les démocraties normales.

De plus, les Maoïstes en influençant le vote et font donc douter non seulement du résultat du scrutin, mais encore du taux de participation, laissant croire un « enthousiasme écrasant » des Népalais. Tout d‘abord, nous devons nous rappeler que les Maoïstes contrôlent par les armes plus de la moitié du pays, qu’ils ont implanté des gouvernements du peuple dirigé d’une main de fer. Ils surveillaient donc eux - même les scrutins dans de nombreuses communes du pays et ont donc truqué les résultats du vote. D’après le Nepalinews, quotidien népalais, les dirigeants maoïstes du Panchtar, région du nord du Népal, les maoïstes sont allé jusqu’à menacé les villageois, pourtant majoritairement favorable au Nepali Congress, adversaire du PCU-M à l‘assemblé, de déshydratation en cas d’abstention ou de scrutin défavorable à leur parti. Cette incident remet donc en cause non seulement le taux de participation de 60% au vote, mais encore l’ « enthousiasme écrasant » laissé entendre par les délégués de l’ONU en présence.

Le PCU-M est allé jusqu’à menacer l’intelligencia népalaise d’une nouvelle guerre du peuple en cas de scrutin défavorable. En effet, le secrétaire du PCU-M Pushapa Kamel Dahal, dit « Pashada » ,le « Terrible » en népalais, a proféré des menaces d’une nouvelle « guerre du peuple » au cas où les royalistes ,désireux d’un référendum sur la monarchie, « préparent un coup d’état » et où le roi « prépare un  mauvais coup « contre la volonté du peuple ».Pourtant, si un sondage publié dans le Nepali Times indique une baisse d’opinion favorable en faveur de la monarchie de 81% en 2004 à 49% en 2007, Kunda Dixi, rédacteur du Nepali, indique: « Plus que contre la monarchie, c’est contre Gyanendra qu’existe un consensus. ». Les Népalais ne sont donc pas entièrement favorable à l’abolition de la Monarchie et sont donc plus désireux du remplacement du souverain en place par son fils.

Malheureusement, les maoïstes voient les choses d’un autre œil. Ils n’agissent pas au service du peuple népalais mais au service de leur idéologie, par tous les moyens…notamment illégaux. Tous ces éléments démontrent leur coup de force. L’instauration d’une république fédérale n’est qu’une étape dans l’instauration d’un régime totalitaire maoïste, car il existe tellement d’antagonisme au sein du pays que l’instauration d’une république fédérale risquerait de diviser et donc de faire exploser le pays.

 

 

De la monarchie … à l’anarchie

Au Népal, il existe tellement de différents au sein de la population qu’on ne peut envisager l’instauration d’un état fédéral. Près de 51 ethnies composent la population népalaise. Sur ces 51, 30% sont des peuples indigènes des montagnes de l’Hymalaya, soumis par les rois du Népal aux XVIIIème et XIXème siècle. Les Népalais sont aussi divisés sur la langue. En effet, la langue officielle, le nepali, n’est employé que par 51% de la population, tandis qu’une dizaine d’autres langues et dialectes sont employées par les diverses peuplades des montagnes de l’Hymalaya. La communauté tibétaine, elle, se contente de parler tibétain. Ces diversités compliquent les communications entre les diverses communautés du pays. Les Népalais sont aussi divisés sur la mesure du temps. Près de quatre calendriers sont utilisés: l’officiel, le Bishram Sambat qui suit la ligné royale; le calendrier grégorien; et les calendriers Newar et tibétain, employé par la communauté tibétaine fuyant l’occupation chinoise et refusant de s‘adapter à la culture locale. Ajoutons que la pauvreté des infrastructures du pays isole les diverses populations des montagnes et complique la diversification d’une culture unique. Les Népalais sont nettement plus divisés que les Belges.

Aujourd’hui, ces différentes communautés et ethnies profitent de l’établissement d’un Etat laïque; fédéral et démocratique pour affirmer leur identité, divisant le pays et compromettant l’avenir du pays dans le découpage des Etats fédérés. En effet, chacune des tributs indigènes des montagnes souhaitent que chaque état fédéré représente ce qu’ils estiment être leurs terres ancestrales.

La future fédération népalaise risque donc de subir le même sort que le St-Empire-Romain-Germanique des XVIème-XVIIIème siècle morcelé en plus de quatre cents micro-états de la taille du Lischtenchtein. Les grandes réformes de l’état seront compliquées par ce morcellement. De plus les habitants de la plaine Vishmur, région du sud du pays, souhaitent, quant à eux, former un état fédéré à eux seuls. Cette revendication va provoquer un déséquilibre dans la balance du gouvernement, car, en étant plus nombreux, ils seront les plus représentés à l’assemblée au détriment des tributs indigènes et des autres communautés du pays, trop peu nombreux et trop divisés pour créer un contre poids face aux habitants de la plaine .Les « indigènes » seront donc amener à faire sécession, voire à se révolter, ce qui signifie l‘éclatement du Népal.

D’où les propos Sumshar Ram, ancien ministre des communications: « La monarchie est la seule institution qui unisse le pays. Sans le roi, on risque la « libanisation ».  ». Sachant que les peuples des montagnes discréditent cruellement les habitants de la plaine, considérés comme des « citoyens de seconde zone ».Tous ces antagonismes et différents vont donc sérieusement paralyser la vie politique future et de créer d’accroître les discordes entre les différentes communautés du pays. Le Népal risque donc d’éclater.

 


Vers un nouveau Pol-Pote

Si l’établissement amène à cette « libanisation » du pays déjà divisé par les violences politiques, les népalais seront amenés à instaurer un pouvoir central fort, autre que la monarchie, et réunissant tout le pays. La logique des évènements voudrait que les maoïstes, profitant de la tournure des évènements, utilisent les royalistes et l’intelligencia népalaise, « causes principales de l’éclatement du pays », comme bouc émissaire. Ils renverseront une éphémère république fédérale dans le but d’instaurer une dictature totalitaire aux mains du PCU-M et semblable aux khmers rouges de Pol-Pote.

Le chef actuel du PCU-M « Prachanda », le terrible en népali, deviendrait ce Pol-Pote népalais. Il s’est d’ailleurs posé en « maître d’œuvre d’une révolution économique de type capitaliste », rappelant les promesses de Pol-Pote aux Cambodgiens, trente ans plus tôt. Cette fatalité nous amène à citer les propos du sociologue Sudhindra Sharma auprès des journalistes de Point de Vue: « Une fois la Monarchie abolie, les Népalais pourraient se rendre compte qu’ils ont fait une grave erreur, et qu’on ne peut pas revenir en arrière. ».Dans ce cas, las Népalais ne pourront compter ni sur une intervention des Indiens qui décideront des Népalais à leur profit. Les Chinois, eux, soutiendront logiquement le PCU-M dans leurs actions. Et quant aux Occidentaux, ils n’interviendront pas au Népal comme ils ne l’ont jamais fait au Tibet ou en Corée du Nord, au risque d‘une guerre mondiale.

 

Si la monarchie est abolie, le Népal sombrera dans le chaos et deviendra donc une des principales zones à haut risque du XXIème siècle.

 


Robert Lascombe


 

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Jeudi 8 mai 2008


"Je suis un Monarchiste, la République n'est pas le régime qu'il faut à la France."


Charles de Gaulle


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Mercredi 7 mai 2008
Une commémoration un peu particulière a eu lieu dans le nord. Le 250e anniversaire de la naissance de Robespierre, à Arras. On avait déjà des rues et une station de métro, voilà maintenant les hommages. L’association des amis de Robespierre a travaillé avec l’office du tourisme pour mettre en avant cet événement. Un évènement que des admirateurs du monde entier ont célébré. Une Japonaise est venue déposer une gerbe devant sa statue, à Arras. Bien sûr, l’article ne précise pas que l’Incorruptible révolutionnaire est à l’origine d’un des premiers génocides de l’histoire. Robespierre fit partie du club des Jacobins, dont on connaît la triste postérité, de la commune insurrectionnelle de Paris (celle qui inspirera la Commune de 1870), et surtout du comité de salut public, qui provoqua la guerre européenne, massacra les Vendéens, les Lyonnais et les fédéralistes français. La guerre européenne tournant au désavantage de la France, la théorie révolutionnaire (et psychotique) de l’ennemi intérieur et de la trahison plaça Robespierre dans une situation délicate vis-à-vis des révolutionnaires jacobins. Ceux-ci le soupçonnaient de plus en plus d’aspirer au pouvoir absolu, puisque, la défaite aidant, il se montrait de plus en plus répressif. Finalement, c’est eux qui le vendront, abattant par ce fait la tyrannie jacobine.

Robespierre incorruptible ? C’est le qualificatif qu’il a voulu se donner. Mais les accusations de corruption sont apparues quand il a fallu l’abattre. Au reste, il n’avait pas réellement besoin d’être corrompu ; il vivait complètement sur le dos des contribuables et, comme tous les révolutionnaires, profitait de la vente des biens nationaux…La lacheté n’était d’ailleurs pas étrangère à ce personnage ambitieux. Caché pendant la journée du 10 août, il tenta de se suicider pour fuire la justice thermidorienne. Profitant de la Révolution, il réalisa son ambition en sachant très bien la valeur de ce qu’il détruisait.

Cet hommage est une insulte à la justice, une trahison française que des préoccupations bassement économiques met à l’honneur. On célèbre Robespierre l’Incorruptible, on célèbrera bientôt (certains le font déjà !) Staline le petit père des peuples, quand célèbrera-t-on Hitler le fürher ? Robespierre est l’incarantion première du racisme anti-français que les édiles de la pensée unique confortent par faiblesse démagogique. Dans les années 30, lorsque la ville d’Arras avait voulu ériger une statue au “tyran du pays”, les habitants s’étaient opposés ; du faux sang avait été déversé dans les rues pour rappeller aux oublieux et aux révolutionnaires d’arrière-garde les horreurs de la justice jacobine. Aujourd’hui, il est mis à l’honneur.

“Dans quel siècle vivons- nous ? Ô tempora ! Ô mores !” (Cicéron)

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Mardi 6 mai 2008

La Ligue des Droits de l'Homme publie demain un rapport sur la situation des droits de l'homme en France. Elle y dénonce "une démocratie asphyxiée" par on-ne sait-qui, qui dans tout les cas violent de nombreux droits sociaux. La LDH critique cette démocratie comme "monarchie élective" en rupture avec les valeurs républicaines. Se cantonnant à la critique, la LDH dénonce le "fichage systématique" et le nouveau contrôle social. Elle dénonce aussi la politique immigratoire en accusant le président de vouloir récupérer des voies d'extrême-droite, alors qu'elle sait très bien qu'il y a plus de régularisation que de reconduites à la frontière. Le nombre de délinquants est passé de 60 571 à 63 211 depuis un an alors que le nombre de places dans les prison n'a pas changé. Elle se permet même des écarts dans des domaines qui n'ont absolument rien à voir avec les droits de l'homme : la politique extérieure. Elle critique l'atlantisme et l'ethnocentrisme du président comme s'ils représentaient des crimes importants. Elle affirme enfin : "Le choc des civilisations et le complexe de supériorité résume la vision de Nicolas Sarkozy".



Erigé en tribunal subversif de la pensée totalitaire, la LDH s'autoproclame juge et partie. Elle se pense comme le code de droit canon à l'aune duquel toute politique doit être faite et appliquée. Elle ne peut supporter que le président n'ait pas ipso facto régulariser les sans-papiers, qu'il ait choisi d'adopter une rhétorique volontariste pour plaire à l'extrême-droite, etc...Le président Nicolas Sarkozy n'a rien fait que ses prédécesseurs n'avaient déjà fait. Monarchie élective ? De Gaulle prétendait ouvertement fonder une monarchie élective en instituant la Ve république. Démocratie asphyxiée ? Elle l'est depuis bien longtemps, depuis le jour où la police de la pensée commenca son oeuvre morbide d'interdiction de la parole et du logos. La liberté d'expression n'a jamais réellement été permise dans l'histoire de la démocratie française. Atlantisme, ethnocentrisme ? Depuis quand sont-ce là des péchés ? Quant au choc des civilisations et au complexe de supériorité, le mensonge est tellement flagrant que la LDH se ridiculise. Jamais le président n'a souhaité le choc des civilisations ; c'est au contraire pour l'éviter qu'il a aidé à organiser l'Union du Culte Musulman de France.

La LDH fait partie de ces petits capos de la pensée unique qui ne peuvent tolérer de voir leur pouvoir contesté, tant ils en sont fières. Par conséquent, ils sont d'autant plus agressifs et ridicules qu'ils comprennent que la réalité leur échappe complètement, que la grille de lecture idéaliste ne fonctionne plus et qu'ils disparaîtront bientôt.

Le président est parfaitement critiquable. Mais ce n'est pas la LDH qui peut lui donner des leçons. Elle serait bien aise que Sarkozy soit réellement d'extrême-droite. Cela légitimerait sa critique. Or il ne l'est pas, comme les principaux acteurs qu'elle dénonce. Ce qui la rend totalement inefficace.

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Lundi 5 mai 2008

l'Alliance Royale est heureuse de vous annoncer la tenue de son Premier café politique Yvelinois:


 "Les Royalistes en mai 68"
par Jean-Philippe Chauvin

Jeudi 22 mai à 20h30

 

Premier étage du Café le Franco-Belge
Place du Marché de Versailles

Participation sous forme d'une consommation au bar


Venez Nombreux

 

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Vendredi 2 mai 2008
"L'idée royale ne sera jamais ringarde car elle est permanente.Aujourd'hui, en France, personne n'incarne la continuité de la nation. Je pense qu'on peut aimer un roi, être fidèle à un roi... mais pas à un président de la République".
 
L'écrivain Jean Raspail dans "Le Figaro littéraire"

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Vendredi 2 mai 2008

 

L'incompétence démocratique, de Philippe Breton, est un livre qui explore les rouages de la parole démocratique. L'auteur expose les conditions nécessaires à un vrai débat démocratique. Mais il fait un constat sans appel : la démocratie est en crise, car la représentation du peuple ne fonctionne plus. Le décalage entre les élus et le peuple est de plus en plus marqué. La politique se fait dans la rue, par à-coups, à force de contestation et de manifestations en tout genre. Le principe hiérarchique tend à s'imposer sur le principe égalitaire. Pour Philippe Breton, la crise de la démocratie provient d'une crise de la parole. Il mène des expériences, étudie l'actualité et démontre que la démocratie n'est jamais acquise. Son problème est en fait de lier la représentation du peuple avec l'existence du dialogue, du débat entre les élus et le peuple. Il fait le constat simple que jamais les moyens de communication n'ont été aussi développés, et jamais il a été aussi difficile d'exposer ses arguments. Génération de zappeurs, l'auteur s'étonne de ce que l'Education Nationale ne forme plus les futurs citoyens à l'échange, au débat : les élèves ne s'écoutent plus. Bref, le débat est tronqué. Les cadres traditionnels de la démocratie ne fonctionnent plus et n'ont jamais réellement fonctionné. Ces cadres sont dépassés par une retour systématique du principe hiérarchique ; il remarque notamment que, une fois élus, les hommes, quelle que soit le groupe concerné, prétendent que l'on ne peut nier la nature humaine, et qu'il faut prendre les décisions soi-même. Au final, le débat est tronqué par les techniques de séduction, par la rhétorique ou par l'influence charismatique du chef.


 

Le débat nécessite une attitude d'écoute, d'ouverture à l'autre, qui n'existe plus à l'heure actuelle. Le débat démocratique nécessite un échange d'arguments pour tomber sur un accord qui est censé être le consensus sur lequel les lois et les décrets devraient reposer. Or ce débat est aujourd'hui inexistant : les citoyens se crispent sur leurs positions, refusent d'admettre qu'ils peuvent avoir tort, refusent d'évoluer et manifestent dans la rue dès qu'ils pensent qu'un de leurs acquis est en danger. Le communautarisme fait son effet. Les critiques sont mordantes et s'adressent à des citoyens aveugles. La perception du bien commun n'existe pas. Le bien commun est confondu avec l'intérêt général, qui serait la somme des intérêts particuliers. Soumise à toutes les dérives de la subversion contre laquelle elle ne peut rien, la démocratie se laisse aller à l'idéologie, cherchant à satisfaire tous les désirs populaires.

 


C'est finalement ce qui justifie la monarchie : je crois que le vrai débat représentatif est celui qui fait place au principe hiérarchique. Il est à noter que des hommes qui ont l'obligation de s'entendre finissent toujours par trouver des points d'accord. L'existence d'un roi est cette garantie : elle force ses conseillers et les représentants du peuple à présenter un compromis acceptable au roi. Un compromis qui soit acceptable du point de vue du bien commun. Le problème apparaît quand, par lassitude ou par paresse, les parlementaires et les représentants autorisés ne proposent plus rien, ne sont plus les soutiens du roi. Ceux-ci deviennent alors des juristes chargés d'enregistrer les édits royaux. Constamment soumis à l'autorité du roi par abdication de leurs propres droits, ils critiquent, médisent et se révoltent sans jamais rien proposer. C'est finalement la grande affaire de la monarchie : les intérêts personnels étant de toute manière mis de côté, les citoyens sont contraints de s'entendre pour construire la nation, la politique. Les différents niveaux de pouvoir, les assemblées de conseil ou les conseillers du roi sont contraints de trouver un accord s'ils veulent préserver leur influence. Sinon, il ne leur reste que des luttes d'influence que le roi doit départager. Quoi qu'il en soit, la monarchie a toujours fait la part belle au consensus et à l'harmonie. Ce sont les parlements qui ont le plus souvent compromis la paix. Car la paix comme la justice, à travers l'idée d'équité, a besoin de l'autorité pour subsister. S'il n'y a plus de référent commun, nul justice, nul paix ou nul débat ne sont possibles. L'égalité démocratique prétend que ce référent commun est désormais la dignité du citoyen. Mais elle est incapable de fédérer les opinions, et d'exprimer une position commune tant cette dignité est abstraite et relative. En revanche , les conseils de quartier que recommande l'Alliance Royale me paraît être une excellente chose, puisque la politique se rapproche du citoyen, et lui laisse la possibilité de décider au niveau local sous réserve de respecter la loi et l'ordre monarchique.


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Vendredi 2 mai 2008

On dit souvent que la Ve république est une monarchie républicaine (horrible oxymore s’il en est !!!), et que le président d’une telle monarchie concentre tant de pouvoirs qu’il est assimilable aux rois, plus particulièrement aux rois de France. Et l’omniprésence du président Nicolas Sarkosy n’est pas là pour arranger les choses.

Dans le fait, l’absolutisme est un pouvoir qui ne subit pas de contraintes. Le dictionnaire de Trévoux de 1732 indique que le mot absolu signifie indépendant. Et tout l’intérêt des rois français fut justement d’assurer l’indépendance du royaume, notamment face aux grands féodaux et face à l’Eglise. La France possèdait de longue date un privilège particulier vis-à-vis de l’Eglise. Depuis que Charlemagne est intervenu en Italie pour protéger le pape de la menace lombarde, l’Eglise de France jouit d’une importance considérable. A telle point que son immixtion dans les affaires publiques était souvent jugée excessive.L’Etat français s’est construit contre l’omnipotence de l’Eglise. Il a du affirmer son indépendance par rapport à l’empire germanique et par rapport à l’Eglise. Certes, ces tensions provoquèrent de nombreux abus dont Philippe le Bel ne fut pas le plus avare, mais elles étaient dans la logique d’une distinction des pouvoirs.


 On associe bien souvent l’absolutisme à la dictature. Rien n’est plus faux. Si Louis XIV, par son modèle de monarchie absolue, a voulue devenir le centre dont dépend tout le reste, il a surtout voulu se démarquer du pouvoir ecclésiastique. Bien sûr, il est resté le roi Très Chrétien ; il a également rêvé d’une France très chrétienne. C’est là tout le sens de la guerre contre les protestants dans les Cévennes. Mais cette séparation du pouvoir pontificale s’est soldée par un certain nombre de conflits concernant les diocèse vacant et leurs usufruits. Louis XIV a ainsi poussé les évêques de France à prendre leur distance vis-à-vis de la papauté en signant les 4 articles fondant l’église gallicane. Cela lui permettait de mieux contrôler le clergé français.
Seul face à Dieu. Voilà ce qui pourrait caractériser l’attitude d’un roi absolutiste. Ne rendre de compte qu’à Dieu, voilà son principe d’action.


Peut-on dire pour autant que le roi absolutiste est un dictateur, un autocrate tendant à la tyrannie ? L’absolutisme n’a jamais exclu le conseil. La monarchie de Louis XIV était une monarchie de conseils où les ministres, les conseillers, les représentants et les intendants du roi avaient une grande importance. Les « grands » n’ont eu de cesse de se plaindre de l’ingérence des intendants dans les affaires régionales ou locales.
Traumatisé par les violents excès de la Fronde (il a 7 ans lorsqu’il voit une foule armée pénétrer dans sa chambre et menacer sa mère), Louis XIV se méfia toute sa vie des grands du royaume. Soucieux d’affermir son pouvoir pour ne pas permettre une nouvelle fronde, il lutta sans vergogne contre les restes de la féodalité. D’où la construction du château de Versailles (contre la volonté de Colbert), d’où l’agrandissement du château du Louvres, d’où la centralisation progressive autour de la personne du roi et la munificence dispendieuse affichée par la cour. Les intendants du roi contestaient le pouvoir des grands féodaux dans les provinces et Louis XIV supprima le droit de haute justice, qui permettait notamment de condamner à mort les justiciables. Ce mouvement d’indépendance monarchique commença sous Henri IV pour s’accentuer sous Louis XIII. Le roi devenait progressivement indépendant des autres pouvoirs.


Mais il restait dépendant de la réalité politique, économique et démographique de son pays. Et pour la relayer auprès de sa personne, la mise en place d’une administration était nécessaire. Loin de dégénérer en tyrannie, la monarchie absolue supprimait progressivement les intermédiaires sociaux pour se rapprocher un peu plus de la réalité, et donc du peuple. Ce faisant, l’absolutisme tendait à centraliser, à égaliser et à uniformiser le pays. Nous trouvons ici les racines profondes des idéaux révolutionnaires. Louis XIV a lutté contre les grands (que l’on pense à Fouquet) en discutant leurs droits, en s’appuyant sur la bourgeoisie, en rendant la noblesse française dépendante de sa volonté, de ses honneurs et de sa reconnaissance. La Révolution française ne fera pas autre chose. Certes, c’est à cette époque que l’armée devient le meilleur moyen d’ascension sociale et d’acquisition de titres de noblesse, mais c’est justement parce que la bourgeoisie peut intégrer la noblesse, que celle-ci se divise entre les nouveaux et les anciens. Paradoxalement, cette époque constitue le triomphe du modèle de l’aristocratie française, et le début de sa décadence. Luttant contre les grands, Louis XIV égalise la société française.

 

L’absolutisme n’est donc pas une dictature. Ou bien il faudrait dire que la République née en 1789 l’est également. Car l’Etat est égalisateur et centralisateur dans les deux cas (même si je reste persuadé que la République n’est pas aussi proche du peuple qu’on veut bien le croire).

Et justement, tout le nœud du problème est là : l’absolutisme nivelle par le haut quand la démocratie nivelle par le bas. En égalisant, les rois absolutistes ont uniformisé. Ils ont compromis, altéré ou supprimé les structures intermédiaires des pays qui se trouvaient sous la juridiction de la monarchie française. Il ne s’agit pas uniquement de la suppression progressive des pouvoirs féodaux. Il s’agit aussi et surtout de l’uniformisation du droit, de la suppression des institutions naturelles nées de l’immanence des peuples. Contraint d’obéir à une administration francisée et uniforme, les peuples ont du se plier aux ordres de Versailles, apprendre le Français pour les comprendre, apprendre la culture de Versailles pour assumer ses ambitions et faire carrière, quand autrefois la carrière se faisait sous des hommes de son peuple, en recevant des ordres dans sa propres langues et en partageant avec les collègues un ensemble de représentations communes.

Mais qu’on ne s’y méprenne pas : je ne dis pas que la centralisation n’a eu que des effets néfastes. Elle était elle aussi dans la logique des choses. Mais elle s’est faite de telle façon qu’elle a brisé les solidarités locales pour créer une solidarité nationale. Bien sûr, ceci a du bon. Mais la liberté que je crois fondamental à la monarchie s’en est trouvée compromise.  

On exprime que ce que l’on est. Et l’on exprime que ce que l’on partage avec son interlocuteur.




En ce sens, l’absolutisme compromettait les identités locales. Les échelons intermédiaires de pouvoirs ont disparu.
L’absolutisme n’inclut pas le principe de subsidiarité. Pie XI (et non l’Union Européenne, qui en modifie la définition) définit la subsidiarité dans son encyclique Quadragesimo Anno comme le principe selon lequel tout échelon du pouvoir doit assumer les responsabilités qu’il peut assumer. L’Etat doit donc assumer ce que les échelons inférieurs ne peuvent faire (par exemple, la politique extérieure, les impôts, etc..). Ces échelons intermédiaires sont les produits naturels de l’identités des peuples ; il sont là pour tempérer parfois le pouvoir central et surtout pour le relayer auprès des populations concernées. Ils connaissent bien les pays qu’ils administrent. Ils sont en mesure de préserver les libertés et les spécificités locales (coutumes, traditions) par lesquelles s’expriment les identités. La subsidiarité consiste à rapprocher le plus possible la prise de décision de l’individu ou du citoyen. C’est la politique de l’Alliance Royale.


L’absolutisme a donc entraîné un mouvement liberticide de suppression des identités locales. Le principe de subsidiarité, qui était pourtant naturellement appliqué jusqu’à Saint Louis est nié, refusé ou négligé sous Louis XIV. Mais la monarchie n’a jamais contraint les identités locales à disparaître. La monarchie a consolidé son pouvoir en développant progressivement, par superposition, une culture nationale.

Certes, encore une fois, tout cela était nécessaire, voire inéluctable. Aussi n’est-ce pas la monarchie absolue qui est ici mise en cause, mais plutôt son avatar abâtardi, le centralisme républicain qui, dès 1790, avec le soutien important de la Franc-maçonnerie, supprimait jusqu’au nom des pays pour réorganiser le territoire. Depuis, l’on a pu constater que tous les régimes totalitaires commencent par nier les identités locales pour imposer sa vision des choses. C’est pourquoi j’ai naturellement tendance à penser que tant que l’on parlera de « Pays Basque », des « Cévennes », de « Lyonnais », de « Camargue », de « Berry » ou de « Sologne » en lieu et place des noms de départements, et bien l’idéologie républicaine n’aura pas totalement triomphé…

 

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Mercredi 30 avril 2008

 


Ce résumé de l'oeuvre de Jacqueline de Romilly intitulé "Problèmes de la démocratie grecque" est destiné à découvrir sous un nouvel angle ce qui nous est souvent présenté comme un modèle, si ce n'est comme l'archétype des démocraties modernes. Le principe démocratique a été posé dans l'Antiquité, et, pour le politiquement correct, l'on ne saurait contester la sagesse des anciens à ce sujet. Le politiquement correct est même prêt à pardonner ou éluder les questions relatives à l'esclavage, au statut des femmes, à l'eugénisme, car ils ont tout de même "inventé la liberté".



Mais que l'on vienne dire que la démocratie athénienne n'était pas si parfaite que cela, qu'elle profitait souvent aux démagogues, qu'elle corrompait les moeurs et qu'elle soumettait Athènes à toutes les trahisons, alors l'anathème public vous sera jeté par ceux-là mêmes qui se tiennent pour les tenants de la raison véritable. Mais ceci ne doit pas nous pousser à faire l'économie de la connaissance historique.


Bien sûr, ce résumé ne saurait remplacer la lecture de l'oeuvre d'origine, plus riche en exemples et en explications. L'auteur est d'ailleurs d'autant plus exhaustive qu'elle prétend vouloir perfectionner la démocratie moderne en observant les erreurs de la démocratie antique. Il est vrai que les ressemblances sont troublantes. Mais je suis dubitatif quant à la capacité de la Ve république d'évoluer vers une meilleur représentativité du peuple.


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